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Autres moteurs

             
                         
 
 
 
 
 
 
                         
 

Diverses somutions ont été testée sur les motos. En voici quelques exemples

Mais commencons par le Wankel. Les défauts du moteur à combustion interne classique, dont son rendement, ses vibrations et la difficulté de sa dépollution, ont suscité de nombreuses propositions alternatives. Beaucoup sont restées à l'état de dessins ou de maquettes, certaines ont données des prototypes fonctionnels, et quelques rares des productions industrielles.
La plus connue, utilisée notamment dans les automobiles, est celle du moteur à piston rotatif, notamment le moteur Wankel.
Pour l'instant, aucune autre solution ne semble devoir détrôner le moteur à pistons avec son vilebrequin et ses soupapes...

 
                       
  Le moteur Wankel                    
                         
 

Le moteur Wankel fut inventé, développé, et son brevet vendu par celui qui lui a donné son nom : Félix Wankel.

Il est le seul moteur à explosion, à piston rotatif, qui ait connu un développement industriel. Il fonctionne avec un mélange d'air et d'essence, et est un moteur à quatre temps.
Les différences fondamentales par rapport au moteur à pistons alternatifs sont :
Un piston triangulaire tourne dans une enceinte en forme de trochoïde (haricot), délimitant trois chambres dont les volumes varient en fonction de la position angulaire du piston;
Ce piston est solidaire d'un arbre excentré qui transmet le couple moteur;
Il ne comporte pas de soupape, mais des lumières comme un moteur à deux temps.

 
                         
 

Ce moteur est arrivé trop tôt, mais son concept était très séduisant. Il comportait une vingtaine de composants principaux, alors qu'à l'époque, un moteur à quatre cylindres en comportait près de deux cents. Il aurait fallu pouvoir lui consacrer beaucoup plus de frais de recherche et surtout, il aurait fallu pouvoir lui adjoindre un turbo-compresseur. Sa consommation était élevée, en raison en particulier de la très forte température des gaz d'échappement. Un turbo-compresseur aurait pu permettre de récupérer une partie de l'énergie contenue dans ceux-ci. L'agrément que lui conférait l'absence de pièces en mouvement alternatif, le rendait très silencieux et exempt de vibrations. Il possédait le comportement d'un 8 cylindres.

Dans le domaine de la moto, les réalisations resteront rares :
Hercules W 2000, en 1974
Suzuki RE 5 (500 cm³)
Van Veen (1 000 cm³)
Norton, avec un modèle refroidi par air, puis par eau (birotor) dont la fameuse Norton F1
Toutes ces motos n'auront qu'une diffusion confidentielle, en dehors de la Suzuki, ce qui en fait des modèles très recherchés par les collectionneurs.

 
                         
 
1976
 
 
 
 
1976: Suzuki RE5
 
Norton F1
 
Norton F1 au TT
 
                         
     
 
 
 
 
 
 
                         
  Moteur à vapeur                
                         
 

Le premier engin à deux roues motorisé à été inventé par un français. Un ingénieur appelé Louis Guillaume Perrault. Il s'agissait en fait d'un cadre de vélo muni d'un moteur à vapeur cela se passait en 1871.

 
                         
                       
 
 
 
 
 
 
                         
  Diesel                  
                         
 

Quelques motos ont été équipées de moteurs diesel :
Récemment, aux Indes, des Royal Enfield ont été équipées de moteurs Diesel pour des raisons économiques.
La moto ci-dessous, dont la photo a été transmise par Georges Largis, n'est pas une de ces motos fabriquées aux Indes mais une réalisation britannique. On notera que son moteur est intégralement englobé dans un capotage  ayant pour but d'atténuer le niveau sonore. Malgré tout, les bruits mécaniques restent bien présents. A défaut d'une vitesse de pointe élevée (90 / 100 km/h au maximum) elle est dotée d'une sobriété qui ferait pâlir un chameau : environ 1,3 litres aux 100 km.

L'armée américaine, également, a fait modifier des Kawa KLR650 pour les faire rouler au diesel. Couple phénoménal et autonomie inégalée garantis.

 
                         
 

Plus proche de nous la moto NEANDER, première moto turbo-diesel du monde.

La Neander est produite artisanalement et ne très petite série. Le moteur de la moto est un turbo diesel de 1340cm3 a turbo compresseur Intercooler et refroidissement air-huile, double vilebrequin, double arbre à cames, 112Cv à 4200tr/min avec un couple de 214Nm à 2600tr/min.

 
                       
 
 
 
 
 
 
                         
  Moteur hybride                  
                         
 

Pendant la seconde guerre mondiale et juste après celle-ci l'essence était contingentée. Cela permet de mieux appréhender à quel point l'essence était une denrée rare.
Il existait alors plusieurs solutions : se procurer des bons de rationnement, ne pas rouler ou ... être astucieux. Dans le dernier cas de figure, on a évoqué ci-dessus l'utilisation du gazogène. Il a existé une alternative bien moins répandue. Mais aussi astucieuse et à la réalisation incomparablement plus simple :
C'est Stéphane Rabany qui nous fait part de l'existence de cette solution. Il nous dit, en substance :
"J'ai retrouvé en Poitou une moto (100cc 2tps SACHS que les allemands ont abandonnée en partant) que mon oncle faisait fonctionner au Gas-Oil.
Pour cela au démarrage il fallait :
- Purger le carburateur (avec le robinet de purge installé sous le carburateur à cet effet)
- Ouvrir le robinet du petit réservoir d'essence (bidon d'huile de 2 l adapté et placé sous la selle)
- Faire environ 2 à 5 Km pour faire chauffer les ailettes du moteur.
- Fermer le robinet du petit réservoir d'essence
- Ouvrir le robinet du grand réservoir de Gas-Oil
- Repartir dans un nuage de fumée

- Prévoir une brosse métallique ( pour nettoyer la bougie régulièrement) et quelques bougies de remplacement
- Décalaminage du pot à faire régulièrement

Cela marche bien, j'ai fait fonctionner cette moto de cette façon il y a quelques années ...."

Le mazout (ou gas-oil, comme vous préférez) ayant un taux de combustion plus faible que l'essence, il a besoin d'une température plus élevée (ou d'un taux de compression plus important, ce qui revient au même) pour s'enflammer. Phénomène plus particulièrement sensible au moment du démarrage. D'où la présence d'une bougie de préchauffage sur les moteurs diesel.
L'idée est ici, en raison de la pénurie d'essence, de faire fonctionner un moteur classique avec du "pétrole lourd". Sa réalisation est simple. Encore fallait il y penser. :
On fait démarrer le moteur avec de l'essence normale, puis, lorsque le moteur est assez chaud - et a fortiori le pétrole, dont le tuyau d'arrivée est entouré autour des ailettes du moteur pour en augmenter la température - on bascule sur l'alimentation en gas-oil. Et ça marche. Pas vite, mais là n'était pas le plus important

 
                         
                       
 
 
 
 
 
 
                         
  Moteur fusée                  
                         
 

Depuis quelques temps, les fusées ont été utilisées sur des véhicules à quatre roues pour participer à des épreuves d'accélération ("dragsters") ou pour battre des records de vitesses. Ces véhicules, dans leur conception même, sont plus proches de l'avion que de la voiture.

L'idée, pourtant, n'est pas si nouvelle qu'il y parait : Au début du siècle, le très sérieux constructeur allemand Opel a utilisé des fusées (à poudre, à cette époque) pour propulser une voiture de record. Celle-ci ressemblait d'ailleurs à un obus.

Plus étonnant encore : Ce mode de propulsion a été employé pour propulser un ... vélo. Du moins, le prototype en a existé : Conçu par un certain Pierre Noubel en 1951 et présenté au concours Lépine, la roue arrière du vélo entraînait une pompe injectant le kérosène dans le statoréacteur. C'est probablement l'engin le plus rapide pour aller d'un feu rouge ... directement au cimetière !
 
 

Plus tard, l' "Aeromarine Company" de Vandalia a étudié (conçu ?), à une époque indéterminée, une moto répondant au doux nom de "Simplex - Servi Cycle", mue par un moteur à réaction.

L'engin est dans la parfaite continuité du précédent, si l'on en juge par le sérieux de la partie cycle (voir le diamètre du frein avant) par rapport à la puissance supposée du propulseur.


Il ne doit probablement pas y avoir beaucoup de candidats pour la piloter. A moins que. au TEAM CARPE DIEM, peut-être ?

 
                         
                       
 
 
 
 
 
 
                         
  Moteur toroïdal                  
                         
 

La firme B.S.A. ne passe généralement pas pour être un précurseur. C'est pourtant dès 1938 qu'elle commence l'étude d'un moteur 2 temps toroïdal (ou radial) destiné à équiper des cyclomoteurs.
L'idée de base était de concevoir un moteur fonctionnant selon un mouvement rotatif plutôt qu'alternatif. Ceci bien avant le "Wankel" et la "Quasiturbine" (voir ci-dessous).
Le moteur tel qu'on le connaît avait une cylindrée totale de 34 cm3. La "tore" était composée d'un cylindre circulaire divisée en deux parties symétriques disposées à 180° dans lesquelles se déplacent deux pistons courbes. Le mouvement étant transmis par un système de bielles et d'engrenages à un axe central co-axial au cylindre.
Il semble bien que ce moteur ait effectivement fonctionné.
D'une part, ce ne pouvait être dans la configuration figurant ci-dessus, puisque ce modèle de carburateur n'existait pas à cette époque.
Par ailleurs, la puissance qu'il développait était tout juste suffisante pour contrer les frictions internes, importantes, liées à sa conception.
Malgré les apparences, le moteur n'était pas aussi complexe qu'il y parait. Ce n'est donc pas pour cette raison que son étude a été abandonnée, mais plutôt en raison des difficultés d'usinage du cylindre et des pistons.
L'histoire étant un éternel recommencement, une société américaine, Rotoblock, a remis cette technique au goût du jour et commercialise (ou tente de commercialiser) des moteurs basés sur ce même principe.
Je vous convie fortement à vous rendre sur leur site http://www.rotoblock.com car le matériel pédagogique mis à la disposition du "visiteur" est impressionnant

 
                       
                         
 
 
 
 
 
 
                         
  Moteur électrique                  
                         
 
Electrique: de électricité. L’électricité est l'interaction de particules chargées sous l'action de la force électromagnétique. A partir de différentes sources d'énergie (principalement nucléaire 79% , thermique et hydraulique), l'électricité est de nos jours un vecteur énergétique employé à de très nombreux usages.

En marge du Tourist Trophy 2009, s’est tenue, la première course de motos électriques au monde. Avant que les motos ne s’élancent pour leur tour de 60 kilomètres, les moqueries allaient bon train. Et les détracteurs n’élevaient pas la voix, un simple chuchotement suffisait pour couvrir le silence généré par ces motos électriques. Mais ce silence n’allait pas durer quand Rob Barber coupa la ligne d’arrivée après seulement 25 minutes et 53 secondes, bouclant la course à la moyenne de 140,7 km/h au guidon de son Agni X01 ‘ci-contre).

La moto électrique entrait dans l'histoire.

Bien que l’essentiel de cette « industrie » électrique semble occupé, en 2009, par des petits constructeurs, des artisans et autres inventeurs, les « poids lourds de l’industrie moto débarqueront demain en force.

Et puis, les Hulot et autre Arthus Bertrand, qui pronent la protection de la terre (et qui se déplacent en hélicos ou avions pour leur "travail" et qui se font plaisir (Hulot) avec vol en alphajet (conso: 1.000 l/h), Sukhoï Su 27 (conso: 10.000 l/h) ou Mig 25: des milliers de litres de kérozène) et la taxe carbone seront comptant d'un véhicule "propre".

Mais un véhicule "propre" consommant de l'électricité nuclaire est-il vraiment "propre" ?


 
   
                       
                         
 
 
 
 
 
 
                         
  Sources d'énergie électrique            
               
 

Le Commissariat à l’Energie Atomique Cadarache déjà pointé par l'Autorité de Sûreté Nucléaire
Dans son rapport sur l'activité 2008 rendu public en avril dernier, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) pointait déjà le CEA de Cadarache, qui avait fait l’objet de 48 inspections en un an. Elle n'en relevait pas moins que "des fragilités subsistent", dans le suivi des prestataires extérieurs, la maîtrise et la connaissance des rejets autorisés et sur les infrastructures électriques, à l’origine de deux pannes totales d’alimentation du site, en août 2006 et novembre 2008.

Et l'usine de retraitement de la Socatri à Bollène (Fuite d'uranium du 8 juillet 2008), Pierrelatte et Marcoule (régulièrement mises en cause par les associations de défense de l'environnement pour leurs rejets gazeux et liquides, qu'ils soient autorisés ou accidentels), les bâtiments contaminés de Ganagobie et cerise sur le gateau Tchernobyl et les conséquence du nuage radioactif qui "s'est arrété au frontières de la France".

 

 

 
                       
     
 
                         
 

Tchernobyl, le nuage qui a évité la France...

Officiellement, le nuage de Tchernobyl s'est arrêté aux frontières de la France. Pourtant, plus de 20 ans après, on relève dans les Alpes-de-Haute-Provence et dans les Hautes-Alpes de nombreux sites montagneux toujours contaminés au césium 137 par... les retombées de l'explosion de la centrale nucléaire ukrainienne, le 26 avril 1986.